Pourquoi attendre ? De plus en plus de Français font le choix de transmettre leur patrimoine de leur vivant, à un moment où cela compte vraiment. Le viager rend cette générosité possible, sans sacrifier sa propre sécurité.
Transmettre après sa mort, c'est souvent transmettre trop tard. Les héritiers ont la quarantaine, parfois la cinquantaine, leurs grands projets de vie — acheter un logement, financer les études des enfants, lancer une activité — sont déjà derrière eux. Le viager offre une alternative profondément humaine : convertir dès aujourd'hui la valeur de son bien immobilier en liquidités, pour en faire don à ceux qu'on aime au moment où ce soutien change vraiment leur vie.
Le mécanisme est à la fois simple et puissant. Le bouquet perçu lors de la vente en viager — souvent entre 20 et 30 % de la valeur du bien — peut être transmis immédiatement sous forme de donation. Or, chaque parent peut donner jusqu'à 100 000 € par enfant tous les quinze ans en franchise d'impôt, auxquels s'ajoutent d'autres abattements spécifiques aux dons familiaux. Le viager devient ainsi un levier fiscal redoutablement efficace, permettant d'organiser sa succession de son vivant, en toute transparence, et souvent à moindre coût pour les bénéficiaires.
Il y a dans cette démarche quelque chose que l'héritage classique ne permet pas : le plaisir de voir. Voir son enfant acheter son premier appartement, voir son petit-enfant financer ses études sans s'endetter, voir sa famille se projeter sereinement vers l'avenir. Le viager ne prive pas le vendeur — il lui permet de rester acteur de sa propre histoire familiale, jusqu'au bout, avec la satisfaction d'avoir transmis au bon moment, aux bonnes personnes, de la bonne façon.
Photo : Andrea Piacquadio - Pexels